28 décembre 2009
Encore une petite.......
Petite histoire sans parole :
Pour petite femme très occupée :
Pour grosse journée trop pressée :
27 décembre 2009
Un petit amusement ...... A découvrir
Deux groupes de villageois vivaient au bord d’un fleuve. Ceux qui habitaient en amont tendaient des filets à travers le cours d’eau afin d’attraper des poissons.
Puis ils agitaient l’eau à l’aide de longs bâtons pour inciter les poissons à nager en direction de leurs filets. L’eau se troublait, et devenait boueuse.
Ceux qui habitaient plus bas finirent par en avoir assez.
- A cause de vous, nous buvons de l’eau sale ! Se plaignirent-ils. Cela ne peut plus duret ! Cessez de pêcher de cette façon !
- Pas question ! Répliquèrent les autres.
Et ils se querellèrent tant et tant qu’ils en oublièrent de pêcher.
Le roi décida qu’ils ne pouvaient plus pêcher, avant d’avoir une solution amicale et satisfaisante pour les deux villages.
Les eaux du fleuve retrouvèrent leur pureté. Quant aux poissons, ils vécurent désormais en paix.
♥Vous êtes en famille durant cette période de fêtes ? Envie de "briller" devant les yeux des neveux et nièces,petits et grands????.C'est donc le moment propice pour faire des tours de magies avec presque rien.
Effets garantis !♥
"La difficulté d'être", 1957 Jean Cocteau.
Frôlant avec un bruissement léger les boutiques enrubannées et fleuries, des branches de houx vert, des sapins entiers chargés de pendeloques passent portés à bras, dominant toutes les têtes, comme une ombre des forêts de Thuringe, un souvenir de nature dans la vie factice de l'hiver.
Le jour tombe. Là-bas, derrière les jardins de la Résidence, on voit encore une lueur de soleil couchant, toute rouge à travers la brume, et il y a par la ville une telle gaieté, tant de préparatifs de fête que chaque lumière qui s'allume aux vitres semble pendre à un arbre de Noël.
C'est qu'aujourd'hui n'est pas un Noël ordinaire ! Nous sommes en l'an de grâce mil huit cent soixante-dix, et la naissance du Christ n'est qu'un prétexte de plus pour boire à l'illustre Von der Than et célébrer le triomphe des guerriers bavarois. Noël ! Noël !
Les juifs de la ville basse eux-mêmes sont en liesse. Voilà le vieil Augustus Cahn qui tourne en courant le coin de la Grappe bleue. Jamais ses yeux de furet n'ont relui comme ce soir. Jamais sa petite quouette en broussaille n'a frétillé si allègrement. Dans sa manche usée aux cordes des besaces est passé un honnête petit panier, plein jusqu'aux bords, couvert d'une serviette bise, avec le goulot d'une bouteille et une branche de houx qui dépassent.
Que diable le vieil usurier compte-t-il faire de tout cela ? Est-ce qu'il fêterait Noël, lui aussi ? Aurait-il réuni ses amis, sa famille, pour boire à la patrie allemande ?... Mais non. Tout le monde sait bien que le vieux Cahn n'a pas de patrie. Son Vaterland à lui, c'est son coffre-fort.
Il n'a pas de famille non plus, pas d'amis ; rien que des créanciers. Ses fils, ses associés plutôt, sont partis depuis trois mois avec l'armée. Ils trafiquent là-bas derrière les fourgons de la landwehr, vendant de l'eau-de-vie, achetant des pendules, et, les soirs de bataille, s'en allant retourner les poches des morts, éventrer les sacs tombés aux fossés des routes.
Trop vieux pour suivre ses enfants, le père Cahn est resté en Bavière, et il y fait des affaires magnifiques avec les prisonniers français. Toujours à rôder autour des baraquements, c'est lui qui rachète les montres, les aiguillettes, les médailles, les bons sur la poste. On le voit se glisser dans les hôpitaux, dans les ambulances. Il s'approche du lit des blessés, et leur demande tout bas en son hideux baragouin :
«Afez-fus quelque jôsse à fentre ?»
Et tenez ! en ce moment même, si vous le voyez trotter si vite avec son panier sous le bras, c'est que l'hôpital militaire ferme à cinq heures, et qu'il y a deux Français qui l'attendent là-haut dans cette grande maison noire aux fenêtres grillées et étroites, où Noël n'a, pour éclairer sa veillée, que les pâles lumières qui gardent le chevet des mourants...
Ces deux Français s'appellent Salvette et Bernadou. Ce sont deux chasseurs à pied, deux Provençaux du même village, enrôlés au même bataillon et blessés par le même obus.
Seulement Salvette avait la vie plus dure, et déjà il commence à se lever, à faire quelques pas de son lit à la fenêtre. Bernadou, lui, ne veut pas guérir. Dans les rideaux blafards de son lit d'hospice, sa figure paraît plus maigre, plus languissante de jour en jour ; et quand il parle du pays, du retour, c'est avec ce sourire triste des malades, où il y a bien plus de résignation que d'espérance.
Aujourd'hui cependant il s'est animé un peu, en pensant à cette belle fête de Noël qui dans nos campagnes de Provence ressemble à un grand feu de joie allumé au milieu de l'hiver, en se rappelant les sorties des messes de minuit, l'église parée et lumineuse, les rues du village toutes noires, pleines de monde, puis la longue veillée autour de la table, les trois flambeaux traditionnels, l'aïoli, les escargots et la jolie cérémonie du cacho fio (bûche de Noël) que le grand-père promène autour de la maison et arrose avec du vin cuit.
«Ah ! mon pauvre Salvette, quel triste Noël nous allons faire cette année !... Si seulement on avait eu de quoi se payer un petit pain blanc et une fiole de vin clairet !... Ça m'aurait fait plaisir, avant de passer l'arme à gauche, d'arroser encore une fois le cacho fio avec toi...»
Et en parlant de pain blanc et de vin clairet, le malade a ses yeux qui brillent. Mais comment faire ? Ils n'ont plus rien, les malheureux, ni argent, ni montre. Salvette garde bien encore dans la doublure de sa veste un bon de poste de quarante francs. Seulement c'est pour le jour où ils seront libres, et la première halte qu'on fera dans une auberge de France. Cet argent-là est sacré. Pas moyen d'y toucher.... Pourtant ce pauvre Bernadou est si malade ! Qui sait s'il pourra jamais se remettre en route pour retourner là-bas ? Et puisque voilà un beau Noël qu'on peut encore fêter ensemble, est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux en profiter ?
Alors, sans rien dire à son pays Salvette a décousu sa tunique pour prendre le bon de poste, et quand le vieux Cahn est venu comme tous les matins faire sa tournée dans les salles, après de longs débats, des discussions à voix basse, il lui a glissé dans la main ce carré de papier, raide et jauni, sentant la poudre et taché de sang.
Depuis ce moment, Salvette a pris un air de mystère. Il se frotte les mains et rit tout seul en regardant Bernadou. Et maintenant que le jour tombe, il est là à guetter, le front collé aux vitres, jusqu'à ce qu'il ait vu dans le brouillard de la place déserte le vieil Augustus Cahn tout essoufflé, qui arrive, un petit panier au bras.
Ce minuit solennel, qui sonne à tous les clochers de la ville, tombe lugubrement dans la nuit blanche des malades. La salle d'hospice est silencieuse, éclairée seulement par les veilleuses suspendues au plafond. De grandes ombres errantes flottent sur les lits, les murs nus, avec un balancement perpétuel qui semble la respiration oppressée de tous les gens étendus là.
Par moment, il y a des rêves qui parlent haut, des cauchemars qui gémissent, pendant que de la rue montent un murmure vague, des pas, des voix, confondus dans la nuit sonore et froide comme sous un porche de cathédrale. On sent la hâte recueillie, le mystère d'une fête religieuse traversant l'heure du sommeil et mettant dans la ville éteinte la lueur sourde des lanternes et l'embrasement des vitraux d'église.
- «Est-ce que tu dors, Bernardou ?...»
Tout doucement, sur la petite table, près du lit de son ami, Salvette a posé une bouteille de vin de Lunel, un pain rond, un joli pain de Noël où la branche de houx est plantée toute droite. Le blessé ouvre ses yeux cernés de fièvre. A la lumière indécise des veilleuses et sous le reflet blanc des grands toits où la lune s'éblouit dans la neige, ce Noël improvisé lui semble fantastique. - «Allons, réveille-toi, pays... Il ne sera pas dit que deux Provençaux auront laissé passer le réveillon, sans l'arroser d'un coup de clairette...»
Et Salvette le redresse avec des soins de mère. Il emplit les gobelets, coupe le pain ; et l'on trinque, et l'on parle de la Provence. Peu à peu Bernadou s'anime, s'attendrit. Le vin blanc, les souvenirs... Avec cette enfance que les malades retrouvent au fond de leur faiblesse, il demande à Salvette de lui chanter un Noël provençal. Le camarade ne demande pas mieux : «Voyons, lequel veux-tu ? Celui de l'Hôte ? ou les Trois Rois ? ou Saint Joseph m'a dit ?
- «Non ! j'aime mieux les Bergers. C'est celui que nous chantions toujours à la maison...»
Va pour les Bergers ! A demi-voix, la tête dans les rideaux, Salvette commence à fredonner. Tout à coup, au dernier couplet, quand les pâtres, venant voir Jésus dans son étable, ont déposé sur la crèche leur offrande d'œufs frais et de fromageons et que, les congédiant d'un air affable,
Joseph leur dit : Allons ! soyez bien sages,
Tournez-vous-en et faites bon voyage.
Bergers,
Prenez votre congé...
Voilà le pauvre Bernadou qui glisse et retombe lourdement sur l'oreiller. Son camarade, pensant qu'il s'endort, l'appelle, le secoue. Mais le blessé reste immobile, et la petite branche de houx en travers sur le drap rigide semble déjà la palme verte que l'on met au chevet des morts.
Salvette a compris. Alors, tout pleurant, un peu ivre de la fête et d'une si grande douleur, il reprend à pleine voix dans le silence du dortoir le joyeux refrain de Provence :
Bergers,
Prenez votre congé.
Bonjour à tous, comme beaucoup je pense, pas beaucoup présente, mais je passe de temps en temps quand même et si j'ai lu tous vos commentaires, ce dont je vous remercie infiniment, et vos petites notes sans avoir pris soin d'y répondre, je n'oublie personne pour autant ...désolée cependant de n'avoir pu "commenter" partout.....
Suis-je pardonnée ?
Noël étant passé, il reste encore le jour de l'an à venir. Avez vous pensé à préparer pour les ami(e)s, et la famille des petites cartes à envoyer ?
C'est la tradition qui se perd un peu au profit de la carte e-mail qui fait bien sûr toujours plaisir (surtout quand on ne dispose pas de l'adresse du destinataire....) mais ne remplacera jamais le petit carton décoré, illustré, choisi soigneusement, jamais le même pour tous, même si les personnes ne se rencontreront jamais, histoire de personnaliser pour chacun.
Alors pour ne pas rester tout à fait stupide ces derniers jours de 2009, voici résumée l'origine de la carte de voeux.........
(d'après « Fêtes et coutumes populaires », paru en 1911)
Si l'usage des étrennes nous vient des Romains (les premiers qui aient sacrifié à la déesse Strenna), celui des cartes de voeux agrémentées de quelques mots de politesse ou vierges de toute mention, et envoyées aux personnes avec qui l'on a eu commerce d'amitié ou d'affaires pendant l'année, vient de l'Extrême-Orient. Les Célestiaux se servaient bien avant nous de ces cartes autrefois dénommées cartes de visite ; seulement, chez eux, les cartes étaient de grandes feuilles de papier de riz, dont la dimension augmentait ou baissait suivant l'importance du destinataire et au milieu desquelles, avec des encres de plusieurs nuances, on écrivait les nom, prénoms et qualités de l'envoyeur. Il paraît que, quand la carte était à l'adresse d'un mandarin de 1ère classe, elle avait la dimension d'un de nos devants de cheminée !
La distribution des cartes de voeux à Stuttgart, dans le Wurtemberg, était autrefois le prétexte d'une scène piquante : pendant l'après-midi du premier de l'An, sur une place publique, se tient une sorte de foire ou de bourse aux cartes de visite. Tous les domestiques de bonne maison et tous les commissionnaires de la ville s'y donnent rendez-vous, et là, grimpé sur un banc ou sur une table, un héraut improvisé fait la criée des adresses. A chaque nom proclamé, une nuée de cartes tombe dans un panier disposé à cet effet, et le représentant de la personne à laquelle ces cartes sont destinées peut en quelques minutes emporter son plein contingent. Chacun agit de même, et, au bout de peu d'instants, des centaines, des milliers de cartes sont parvenues à leur destination, sans que personne se soit fatigué les jambes.
L'usage des cartes de visite du Nouvel An est apparu assez tard chez nous. Jusqu'au XVIIe siècle, les visites se rendaient toujours en personne. On peut noter cependant, comme un acheminement vers les cartes, l'usage dont nous parle Lemierre dans son poème des Fastes et qui était courant vers le milieu du grand siècle. A cette époque, des industriels avaient monté diverses agences, qui, contre la modique somme de deux sols, mettaient à votre disposition un gentilhomme en sévère tenue noire, lequel, l'épée au côté, se chargeait d'aller présenter vos compliments à domicile ou d'inscrire votre nom à la porte du destinataire.
Et bien voilà, vous en savez autant que moi maintenant, vous savez ce qui vous reste à faire.
Sur ce j'espère que le réveillon a été bon, tout comme le mien, en minorité, puisque nous n'étions que 3 mais même à trois nous avons quand même bien dévoré une très belle oie succulente, avec un super pain au saumon fait de mes petites mains musclées .......avec une mousse au chocolat...vous dis pas ce qu'on s'est régalés .....
Et comme ma fille avait offert à son père, grand admirateur de ces chanteurs que sont Julio Iglesias (personne n'est parfait) et Luis Mariano, nous avons non seulement écouté les CD mais en plus nous avons chanté à tue-tête .....
Heureusement que j'ai des doubles vitrages et que nous ne sommes pas en appartement....
Mais franchement quelle belle rigolade et quels excellents moments nous avons passés ....J'espère que pour vous tous çà a été aussi le cas, sûrement dans un style différent......personne n'est parfait .....
Voilà je vous fais de gros énormes
Préparez bien le réveillon à venir, car n'oubliez pas, ensuite il y a aussi la galette .....


